Couple cherchant un bien immobilier dans le centre historique de Dijon
Publié le 26 février 2026

Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif sur le marché immobilier dijonnais et ne constitue pas un conseil d’investissement personnalisé. Les prix mentionnés sont des moyennes constatées susceptibles d’évoluer. Consultez un professionnel pour votre projet spécifique.

Le bien était déjà parti. Trois mots que j’entends chaque semaine à Dijon. Vous passez des heures sur les portails, vous trouvez enfin un appartement qui coche toutes les cases, vous appelez… et c’est trop tard. Soyons clairs : sur ce marché, chercher au mauvais endroit revient à courir après un train déjà parti. La bonne nouvelle ? Les acquéreurs qui réussissent ne sont pas plus rapides — ils cherchent simplement aux bons endroits.

L’essentiel pour votre recherche à Dijon en 60 secondes

  • Prix moyen 2024 : environ 2000 €/m² en Côte-d’Or, mais comptez 3800 €/m² dans le neuf
  • Les agences locales du centre détiennent 30-40% des mandats exclusifs non visibles ailleurs
  • Délai moyen : un bien attractif part en 7-15 jours
  • Quartiers accessibles (moins de 150 000 €) : Fontaine d’Ouche, Grésilles
  • Taux crédit mai 2025 : 3,11% en moyenne

Le marché immobilier dijonnais en 2025 : ce que les chiffres révèlent vraiment

-3,56%

Baisse des prix au m² en Côte-d’Or entre 2023 et 2024

J’accompagne des acheteurs à Dijon depuis plusieurs années, et 2025 marque un tournant. Les statistiques 2024-2025 de Ville-data confirment ce que j’observe sur le terrain : les prix moyens au m² ont baissé de 3,56%, passant de 2081 € le m² en 2023 à 2007 en moyenne sur 2024. Ça ne veut pas dire que tout est bradé — mais la marge de négociation existe enfin.

Attention cependant aux écarts. Selon les données 2024 de l’INSEE, la Côte-d’Or reste le département le plus cher de Bourgogne-Franche-Comté avec un prix moyen de 3830 €/m² pour les appartements neufs. L’ancien, lui, tourne autour de 2000 €. C’est cette différence qui explique pourquoi tant d’acheteurs se tournent vers la rénovation.

Côté financement, le contexte s’améliore. Le rapport de la Banque de France (juillet 2025) indique que la production de crédits à l’habitat est en hausse de 50% par rapport à la même période de 2024. Le taux moyen s’établit à 3,11% en mai 2025. Depuis janvier 2024, la baisse cumulée atteint 100 points de base. Les banques prêtent à nouveau.

Les 5 canaux qui fonctionnent vraiment pour trouver à Dijon

Les vitrines des agences locales révèlent parfois des biens jamais publiés en ligne



Je ne vais pas vous mentir : lister tous les sites immobiliers existants ne sert à rien. Dans ma pratique, j’observe que les acheteurs qui se limitent aux grands portails nationaux passent à côté d’une part significative des offres. Voici ce qui fonctionne vraiment sur le terrain dijonnais.

Les 5 sources à activer simultanément

  1. Les agences indépendantes du centre-ville

    Rue de la Liberté, place Wilson, rue Musette. Ces agences détiennent souvent des mandats exclusifs qui n’apparaissent jamais sur SeLoger. Poussez la porte, laissez vos critères. J’ai vu des biens partir sans avoir été mis en ligne.

  2. Les portails avec alertes quotidiennes

    SeLoger, LeBonCoin, Bien’ici restent incontournables pour le volume. Mais configurez des alertes email — pas de consultation manuelle quotidienne. Vous pouvez également consulter plus d’informations sur les offres disponibles dans la région.

  3. Le réseau notarial

    Immobilier.notaires.fr publie des biens vendus directement par études notariales. Moins de concurrence, souvent des successions.

  4. Les groupes Facebook locaux

    « Dijon Immobilier », « Appartements à louer/vendre Dijon ». Des particuliers y publient avant de passer par une agence. Réactivité maximale exigée.

  5. Le bouche-à-oreille actif

    Parlez de votre recherche autour de vous. Sérieusement. Un collègue dont la voisine vend, un ami qui connaît le gardien d’un immeuble… J’ai accompagné des acheteurs qui ont trouvé ainsi.


Mon conseil terrain : Ne vous éparpillez pas sur dix sites. Choisissez deux portails nationaux avec alertes, deux agences locales que vous visitez physiquement, et un canal « off » (Facebook ou réseau personnel). C’est cette combinaison qui fonctionne à Dijon.

Quartier par quartier : où chercher selon votre budget

Quel quartier dijonnais pour votre profil ?

  • Budget inférieur à 150 000 € :
    Fontaine d’Ouche, Grésilles, ou Chenôve limitrophe. Rénovation urbaine en cours, tramway accessible.
  • Budget 150 000 € à 220 000 € + vie urbaine animée :
    Toison d’Or, République, Bourroches. Commerces, transports, dynamisme sans le prix du centre.
  • Budget supérieur à 220 000 € + charme ancien :
    Centre historique, Montchapet, Cours du Parc. Parquet, moulures, proximité immédiate de tout.
  • Profil investisseur cherchant rendement :
    Grésilles, Fontaine d’Ouche. Prix d’entrée bas, demande locative étudiante et jeunes actifs.

Moins de 150 000 € : Fontaine d’Ouche, Grésilles, Chenôve

Franchement, ces quartiers souffrent encore d’une réputation datée. La réalité en 2025 ? Fontaine d’Ouche a été entièrement restructuré. Tramway ligne T2, médiathèque, commerces de proximité. J’ai accompagné un jeune couple l’an dernier qui a trouvé un T3 de 65 m² pour 125 000 €. Avec travaux de rafraîchissement (comptez 8 000 €), ils ont un bien qu’ils n’auraient jamais pu s’offrir en centre-ville.

Grésilles suit la même trajectoire. Les prix tournent autour de 1500-1800 €/m² — parfois moins. Pour un primo-accédant avec un apport limité, c’est la porte d’entrée la plus réaliste sur Dijon intra-muros.

Entre 150 000 € et 220 000 € : Toison d’Or, République, Bourroches

Les quartiers intermédiaires offrent un bon compromis entre prix et cadre de vie



Toison d’Or reste le choix rationnel pour beaucoup. Centre commercial, tramway direct vers le centre, quartier vivant sans être bruyant. Les prix oscillent entre 2200 et 2600 €/m² selon l’état. Un T2 de 50 m² se négocie autour de 120-140 000 €, un T3 entre 160 et 190 000 €.

Je pense à Marc, un jeune couple que j’ai conseillé l’an dernier. Ils cherchaient dans le quartier Montchapet, rue Devosge — appartement ancien avec parquet, charme bourguignon. Budget serré : 160 000 €. Premier bien visé : parti en 48h. Offre refusée sur le second. Finalement, ils ont trouvé un T2 rue Crébillon après deux mois de recherche, 8% au-dessus de leur budget initial mais avec des travaux minimes. Sur ce marché, la réactivité compte autant que le budget.

Si vous envisagez de vendre un bien avant d’acheter, pensez à réaliser une évaluation de votre logement pour calibrer correctement votre capacité d’achat.

Plus de 220 000 € : Centre historique, Montchapet, Cours du Parc

Le centre historique, c’est Dijon carte postale. Place de la Libération, rue des Forges, secteur sauvegardé. Les prix grimpent vite : 3000 à 4000 €/m² pour du beau. Un T3 avec cachet (poutres, hauteur sous plafond) dépasse souvent les 280 000 €. Mais quel cadre de vie.

Montchapet reste le quartier bourgeois par excellence. Maisons de ville, appartements spacieux, proximité du parc de la Colombière. Budget minimum pour un bien correct : 250 000 €.

Synthèse des quartiers dijonnais par critères clés
Quartier Prix m² moyen Tramway Ambiance Profil idéal
Fontaine d’Ouche 1500-1800 € Oui (T2) Populaire rénové Primo-accédant budget serré
Toison d’Or 2200-2600 € Oui (T1) Dynamique, commercial Jeune actif, famille
Centre historique 3000-4000 € À pied Patrimoine, animé Budget confortable, charme
Montchapet 2800-3500 € Bus Résidentiel calme Famille, cadres

Précautions avant votre recherche immobilière

Les prix indiqués sont des moyennes de marché pouvant varier significativement selon l’état du bien et sa localisation exacte. Le marché immobilier dijonnais évolue rapidement : vérifiez les données actualisées avant toute décision. Chaque projet nécessite une analyse personnalisée de votre capacité d’emprunt. Consultez un notaire ou courtier en crédit immobilier pour votre situation spécifique.

4 tactiques pour dénicher les offres avant tout le monde

Une relation de confiance avec un agent local peut faire la différence



L’erreur la plus fréquente que je rencontre à Dijon ? Attendre que le bien parfait apparaisse sur un portail. Sur le papier, vous avez 30 jours pour visiter tranquillement. Soyons réalistes : sur le terrain, les biens attractifs reçoivent des offres dès la première semaine.

Ce qui a fonctionné pour Émilie

J’ai accompagné Émilie, 32 ans, ingénieure mutée de Lyon. Elle cherchait un T3 secteur Toison d’Or, budget 180 000 €. Trois mois de recherche infructueuse sur les portails classiques. Les offres étaient soit trop chères, soit déjà parties quand elle appelait. Finalement ? Trouvé via une petite agence rue de la Liberté, un bien non encore mis en ligne. Le propriétaire venait de signer le mandat. Elle a visité le lendemain, fait une offre le surlendemain.

Attention aux frais cachés : D’après Service-Public.fr, depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent relever les droits de mutation de 4,5% à 5%. Sur un bien à 200 000 €, cela représente 1000 € de frais supplémentaires. Intégrez cette donnée dans votre budget.

Votre routine de recherche hebdomadaire à Dijon


  • Vérifier vos alertes email chaque matin avant 9h (les nouvelles annonces tombent souvent la nuit)

  • Passer en agence physique une fois par semaine pour signaler que vous êtes toujours actif

  • Scanner les groupes Facebook locaux le samedi matin (pics de publication)

  • Avoir votre dossier de financement prêt (attestation banque, simulation) pour réagir sous 24h

  • Noter les prix constatés pour calibrer vos offres — une estimation en ligne de votre bien peut vous aider à comparer

Vos questions sur la recherche immobilière à Dijon

Quel est le meilleur moment de l’année pour chercher à Dijon ?

La rentrée de septembre et le printemps (mars-mai) concentrent le plus de mises en vente. L’été est plus calme mais moins concurrentiel — parfois une opportunité. L’hiver, les vendeurs motivés acceptent plus facilement de négocier.

Faut-il passer par une agence ou chercher entre particuliers ?

Les deux. Les particuliers sur LeBonCoin permettent d’économiser les frais d’agence (3-5% du prix). Mais les agences locales à Dijon détiennent des mandats exclusifs introuvables ailleurs. Ne vous limitez pas à un seul canal.

Comment savoir si un prix est juste à Dijon ?

Comparez avec les ventes récentes sur le même secteur (base DVF accessible gratuitement). Un T3 Toison d’Or à 2800 €/m² est dans la moyenne. À 3200 €/m², demandez-vous pourquoi. État impeccable ? Étage élevé avec vue ? Sinon, négociez.

Quels quartiers éviter pour un premier achat ?

Plutôt que d’éviter des quartiers entiers, évitez les immeubles mal entretenus quelle que soit la zone. Vérifiez les procès-verbaux d’AG de copropriété : des travaux votés non financés sont un signal d’alerte. Certaines rues de Grésilles ou Fontaine d’Ouche sont très bien, d’autres moins — visitez à différentes heures.

Combien de temps faut-il pour trouver à Dijon ?

Comptez 2 à 4 mois en moyenne pour un achat réussi. Les recherches qui s’éternisent (6 mois et plus) sont souvent dues à des critères trop stricts ou un budget décalé par rapport au marché réel. Ajustez l’un ou l’autre après 8 semaines sans coup de cœur.

La prochaine étape pour vous

Ce qu’il faut retenir pour votre recherche dijonnaise


  • Diversifiez vos sources : portails + agences locales + réseau personnel

  • Ciblez 2-3 quartiers maximum selon votre budget réel

  • Préparez votre dossier de financement avant de visiter

Le marché dijonnais récompense les acheteurs préparés et réactifs. Plutôt que de chercher partout en espérant tomber sur la perle rare, concentrez votre énergie sur les canaux qui fonctionnent vraiment ici. Une question reste ouverte : avez-vous déjà identifié les deux ou trois quartiers qui correspondent réellement à votre mode de vie ? C’est par là que commence une recherche efficace.

Rédigé par Baptiste Moreau, spécialiste du marché immobilier bourguignon depuis 2017. Basé à Dijon, il a accompagné plus de 150 acquéreurs dans leurs recherches sur l'agglomération dijonnaise. Son expertise porte sur l'analyse des quartiers, l'optimisation des stratégies de recherche et l'identification des opportunités locales. Il intervient régulièrement sur les problématiques d'accès à la propriété en zone urbaine.